Des villes coloniales à Samaipata

monastere (3)

Monastère de Sucre

On n’a pas traîné à Uyuni, et en 3,5h, on a rejoint Potosi.

Potosi est la 2e plus haute ville au monde (de + de 100 000 habs), à 4100m, mais il fait bien moins froid qu’à Uyuni.

Entièrement bâtie à flanc de montagne face au Cerro Rico, ce mont où a été découvert de l’or et de l’argent en 1545. C’est ces minéraux qui ont fait toute la richesse de la ville et des espagnols (bien amoindrie depuis). A l’époque, Potosi était une des villes les plus prospères au monde. La mine (coopérative) est toujours en activité mais rien à voir avec les siècles précédents.

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Potosi a encore beaucoup de vestiges de l’époque coloniale, avec de nombreuses églises, et autres jolis bâtiments, et même une cathédrale.

On a bien aimé vagabonder dans les petites rues pavées du centre, et les marchés, même si on ressentait bien l’altitude, et la moindre montée de rue nous essoufflait comme de vieux bronchitiques.

On nous avait bien vendu la visite de l’hôtel de la monnaie, qui est, il est vrai un magnifique bâtiment (le plus grand de la ville, datant de 1572 et entièrement rénové). On a eu une visite en anglais par une guide pas très motivée, ce qui a bien diminué l’intérêt de celle ci. Mais c’était quand même bien instructif de voir comment ils utilisaient leur argent pour fabriquer des pièces.
On n’a pas osé visiter les mines avec les filles même s’il parait que c’est très intéressant. (Les mines sont malheureusement en piteux état et le  bruit cours qu’un accident est + que probable… Les conditions d’exploitation et de vie des mineurs sont malheureusement digne de Zola…

3h de route sineuse à travers les montagnes encore arides et nous voici à Sucre (encore à 2750m), également inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Beaucoup plus grande que Potosi, mais aussi plus moderne, plus propre mais du coup moins typique. Elle est le coeur symbolique de la nation (où a été proclamée l’indépendance), et reste la capitale constitutionnelle du pays.

Sucre est réputée pour être la plus belle ville de Bolivie. C’est sûr que le centre est très beau avec des bâtiments coloniaux tous recouverts de chaux et propres. La plupart ont des cours intérieures qu’on a pu voir depuis les toits du très beau monastère San Felipe Neri.

Il y a aussi moultes églises, musées et jolis parcs arborés.

C’est beaucoup plus animé que Potosi, mais il y a aussi beaucoup plus d’embouteillages de minibus autour des marchés 🙁

Et on a été frappés par le nombre de personnes âgées qui mendiaient.

On a visité le très intéressant parque Cretacico, fondé suite à la découverte d’empreintes de dinosaures (les filles le décriront mieux).

On y a rencontré la famille Mawet ( encore un joli blog à partager ), des belges en vadrouille en camping car dans toute l’Amérique du sud. Le temps de 2 repas, on a échangé nos expériences, et les filles leurs livres. Forcément, en camping car, les filles avaient beaucoup plus de jouets, alors le temps d’une journée, ca a été «la caverne d’Ali baba des playmobils», le rêve !

C’était court mais bien sympa.

Mais comme on avait réservé nos billets de bus pour Samaipata, on a laissé la petite famille belge qui tentait de régler un problème de chauffe-eau (pas évident avec les mécano-plombiers boliviens????), pour continuer notre route.

Avant de partir, on a fait le plein de chocolats, une des spécialités de la ville (on avait trop regretté de ne pas en avoir acheté plus à Bariloche en Argentine) :

réserve de chocolats

Pour notre 5e nuit dans le bus, on a essayé de reprendre la classe «suites». Vu que les prix n’ont rien à voir avec l’Argentine, on s’est laissés tenter. Bon, forcément, le confort des bus n’ont rien à voir non plus…l’essentiel, les fauteuils s’allongeaient complètement mais pas de repas, pas de télé, pas de WC (ici, la pause pipi, c’est collectif dans la nature à côté du bus????)….

On nous avait annoncé une arrivée vers 6h (en partant à 18h), et après quelques heures bien secouées par les virages et la piste, ils nous l’ont fait à la birmane : à 3h30, lumières allumées dans le bus, on nous annonce qu’on arrive à Samaipata !

On avait bien prévenu l’hôtel qu’on risquerait d’arriver assez tôt mais pas 4h quand même…alors forcément, on a trouvé porte close, malgré la sonnette martyrisée par nos soins.

arrivée 3h30

Heureusement, on a trouvé un groupe d’hommes qui veillaient un mort ????, et l’un d’eux a appelé la propriétaire qui ne nous avait pas entendus. On a donc pu finir la nuit dans de bons lits.

A Samaipata, on a retrouvé de la végétation sur les montagnes et une belle vallée verdoyante.

El Fuerte (2)

C’est un petit village paisible où on s’est posés 5 jours pour finir notre séjour en Bolivie, en mode tranquillou, devoirs, organisation de la suite…

Samaipata

L’occasion aussi pour Tev de tester le coiffeur/barbier bolivien…c’est toujours une aventure, surtout quand le barbier se coupe avec la lame :-):

On a visité le site INCA, «el Fuerte», à 10 km de Samaipata. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, il daterait de 2000 ans avant JC. Il y a un site principal, religieux, en haut d’une colline, sur une grande dalle sculptée :

El Fuerte (3)

La dernière théorie reconnue serait qu’il s’agissait d’un temple dédié au culte du serpent, du jaguar mais aussi du soleil et de la lune (ou pour les adeptes du new age, une piste d’atterrissage pour soucoupe volante).

Tout autour, il n’y a plus que les ruines de nombreuses habitations, et de toute la cité (le marché, les cultures….). On y a aussi retrouvé quelques momies.

C’était intéressant à voir mais on n’a pas trouvé cela «dingue» non plus, comparé aux ruines péruviennes ; même s’il parait qu’il s’y dégage une force d’attraction incroyable…

Du coup, on a montré les «cités d’or» aux filles en rentrant (merci internet).

Outre dans une excellente boulangerie, on a aussi traîné dans un refuge d’animaux où les filles se sont bien amusées avec Victorina (une espèce de chimpanzé). C’est un refuge de quelques espèces d’animaux boliviens mal en point, tenu par une suisse et pas mal de bénévoles.

Pour aller à Santa Cruz de la Sierra, on a pris un bus très local, avec places en 1ère classe pour Maelys et moi : assises à côté du chauffeur, sur le moteur. Pour 3h, ca allait mais bon, on était contents d’arriver, malgré la jolie route qui nous a emmenés vers des paysages presque tropicaux.

Et puis, pour notre dernière nuit en Bolivie, on a eu une super promo sur booking, dans un hôtel 4*(y’avait même une baignoire, un sèche cheveux et une charlotte pour la douche ! :-)) …ca tombait bien car Santa Cruz, la plus grande et plus cosmopolite ville du pays, n’a pas vraiment d’intérêt.

On a été trop contents de ranger et donner nos vêtements chauds !

On a perdu qq danses, dans le vol, mais voilá nos prouesses (on prend des cours de danse au retour 🙂 )

Ce qu’on a préféré :

  • Le sud lipez et le salar d’Uyuni bien sûr, incroyable, un des joyaux de la planète, et un des plus beaux sites (si ce n’est le plus beau) qu’on ait vu…déjà un coup de coeur il y a 16 ans, on ne regrette pas d’être revenus.
  • L’incroyable dépaysement
  • Le parc des dinosaures

Ce qu’on a moins aimé :

  • Le froid dans le sud lipez
  • Il ne faut pas venir en Bolivie pour leur cuisine, pas très raffinée. Ils mettent des pommes de terre de partout, des frites de préférence, même dans la soupe. Et forcément, vu la végétation, il y a peu de légumes…à part dans l’est.
  • La pollution (plastiques, papiers…) autour des villes

La saison :

Au début de la haute saison, encore peu de monde, mais bcp de français 🙂

Ce que ça nous a coûté :

Environ 1700€, soit 103€/j