La côte caraïbe

Il y a peu de pays qui permettent de passer d’un océan à l’autre en si peu de temps. Hier on quittait l’océan Pacifique, et aujourd’hui, on retrouve l’océan Atlantique !

Pour aller à Tortuguero, c’est déjà l’aventure : 3h de San José (environ 120 km). On passe par une route sinueuse pleine de camions (autoroute à 2 voies) jusqu’à une piste de 15km qui semble avoir été bombardée.

C’est aussi là qu’on a vu à l’aller et au retour nos 1ers paresseux (c’est un peu les koalas du Costa Rica) :

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A la Pavona, on laisse la voiture dans un parking payant pour prendre une barque d’une quarantaine de personnes pendant 1h.

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Et là, on est plongés dans l’ambiance : la barque pleine de touristes file à vive allure à travers les courants d’une rivière marronnasse, et la jungle hyper humide (il pleut 5 à 6m par an, alors autant dire que la végétation est luxuriante!).

Tortuguero est un petit village coloré, tranquille à 1ère vue, il n’y a pas de voiture et une rue principale, bordé par la rivière d’un côté et la plage de l’autre. Mais quand on arrive, on a un peu l’impression d’avoir des dollars collés sur le front…

Quite à être là, on a quand même fait un tour en canoë pour essayer de voir des caimans…qu’on n’a pas vus…mais l’ambiance était très aventurière à travers les petits canaux (on était loins de Mike Horn quand même????) :

On a pu voir pas mal d’oiseaux, des vautours casqués, de minuscules grenouilles rouges (environ 3 cm), des singes…avant de rentrer sous notre averse quotidienne.

Comme on avait quitté notre chef cuisto Ben, et qu’on n’avait plus de cuisine surtout, on est retournés au bon vieux casado, spécialité costaricienne à base de riz, haricots rouges, salades, banane cuite et viande bien saucée :

Comme son nom l’indique, Tortuguero est le royaume des tortues. De juillet à octobre, c’est la saison des pontes. Mais on est à des années lumières de Mayotte où on pouvait être seuls ou presque sur la plage pour la ponte. Ici, c’est tellement touristique (il y aurait 600  personnes chaque soir), qu’il y a une réglementation incroyable. Il y a 2 sessions de 2h par soirée, des groupes de 10 personnes répartis par secteur numérotés et on doit attendre que les gardes repèrent une tortue pour s’approcher. C’est un peu frustant mais heureusement car vu l’affluence, sans règle ce serait la fête du selfie ou autres agissements qui ferait fuir les tortues… Cela reste incroyable et impressionnant (Yaël l’a regardée cachée derrière mes jambes).

On n’a pas vu la tortue (aussi grande que Yael) pondre mais on l’a vue reboucher son trou et retourner à la mer. On n’avait pas le droit de prendre de photos alors les souvenirs sont dans la tête.

Tout au sud de la côte, Cahuita est un autre village paisible à l’ambiance afro-carïbéenne, bien décontractée, où tout le monde se salue et écoute du reggaesong sur son rocking chair. Un autre « bon point », le parc national, au bout de la rue principale du village est le seul parc non payant, fonctionnant sur donation. En plus, c’est pour l’instant le parc où on a vu le plus d’animaux : paresseux, singes hurleurs et capucins, serpents, iguane, basilic, raton laveur…

Le parc longe la playa blanca qui tire quand même plus sur le blanc cassé, mais bien agréable, surtout que si on s’ennuie sur la plage, on peut aller dans le parc gratuitement à la recherche de créatures étranges, quand celles ci ne sont pas directement sur la plage.

Et de l’autre côté du village, il y a la playa negra, qui pour le coup est bien noire.

On a bien aimé ce coin, moins touristique et plus sympathique mais on a dû partir car pour nos derniers jours au Costa Rica, on avait un RDV «inattendu»  ????