L’arrivée en terre maorie

Moeraki boulders (2)

Apres une très très courte nuit, on est arrivés en Nouvelle Zélande comme prévu sous la pluie et en ayant perdu quasi 20 degrés. Tous ceux qui y sont allés en sont revenus «envoûtés» (malgré le vent et la pluie nous a t on dit).

On s’est donc rattachés à cela, car pas évident de se remettre en route dans le frais, quand ca fait 8 mois qu’on porte des tongues et 4 mois qu’on est posés sur des îles (on a de vraies difficultés hein 😉). Il est vrai qu’on est bien contents de s’être un peu posés. Mine de rien, le voyage en famille demande de l’organisation et de l’anticipation ; et sans vouloir se plaindre, le fait de bouger tout le temps, fatigue un peu.

Avant de partir en van, suite à de mauvaises expériences de copains de Maré, on a pris la précaution d’éliminer tout parasite éventuel responsable de gale, poux ou autre petit animal de compagnie 🙄.

La curiosité nous a donc portés jusqu’à Christchurch, sur l’île du sud. Il a fallu qu’on rachète un vol d’Auckland à Christchurch (juste 4 fois plus cher que celui qu’on avait acheté en janvier😏. Rachat dû au cyclone pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi l’épisode précédent (quoi t’es pas abonné au blog et t’as pas tout lu ?? 🙃).

Puis, on a récupéré notre beau campervan (à peine 70 000 km), mais pas très fonctionnel.

van sous la pluie

On a visité vite fait le centre de Christchurch où il y a encore des stigmates du tremblement de terre de 2011. Beaucoup de bâtiments sont en construction et il y a surtout tout un quartier en conteners « RE-START ». Très vite construit après le tremblement de terre, il symbolise la REconstruction de la ville.

Le soir, on a été accueillis par Cécile, une amie d’amie (Giovanna). C’est une française mariée à un néo zélandais. Les filles ont d’emblée discuté et joué avec leurs 2 filles bilingues. L’arrivée a du coup été plus douce pour tout le monde…malgré la météo peu clémente (il semblerait qu’on subisse les restes du cyclone Cook!).

chez céline

Le lendemain matin, on a accompagné les filles à l’école, et Maelys a eu la chance de rester avec Marissa, 10 ans, pour la matinée (elle racontera l’école dans son article). Depuis 1 an, pas mal d’écoles en NZ, changent complètement leur organisation et mode de fonctionnement (comme dans le film «demain»), et il semblerait que les élèves en ressortent épanouis, même si la maîtresse reconnait que ça lui demande beaucoup plus de travail.

On est ensuite allés chez une charmante famille pour 2 jours, recommandés par nos amis les Chaboud, qui avaient fait du wwoofing chez eux. Le principe du wwoofing est de faire quelques heures de travail (3-4h/j), la plupart du temps dans une ferme en échange du gîte et du couvert. On n’avait pas besoin du gîte car on dort super bien dans notre van (même pas froid), mais l’idée était surtout d’essayer de rencontrer des néo-zélandais, pour découvrir un peu plus que des beaux paysages.

chez Honey et Gretchen

Honey et Gretchen ont été adorables. On a superbement bien mangé, les produits de la ferme bien sûr. Les filles ont bien joué avec leurs 3 filles. L’interaction a été un peu plus longue à se faire, mais finalement, elles ont vite eu les mêmes intérêts d’un jour de pluie : dessins, jeux de cartes, dessin animé…pendant qu’on ouvrait des noix, tous ensemble.

Puis, quand la pluie a cessé, on a ramassé des petites branches (de taille) sur les bords de 2 hectares, et les filles ont pu faire du poney ou du trampoline.

On est finalement repartis sous le soleil. On a failli emmené Meg, 10 ans pour une semaine tellement elles s’entendaient bien (c’est le début de leurs vacances ici), mais la petite sœur n’était pas d’accord….

On a fait une 1ère pause à Oamaru, une petite ville au style victorien :

On a pu y voir des pingouins aux yeux jaunes et d’autres au plumage bleu. Ils reviennent sur le rivage en fin de journée. Bon, on n’a pas vu toute la colonie comme le car de chinois posté sur des gradins, mais on en a vu un sortir de l’eau juste devant nous et traverser la route juste devant une voiture.

Et sur la route de Dunedin, on a pu voir plein de lions de mer ou otaries (on ne sait pas bien), se dorer la pilule. Très impressionnants, mais pas très actifs ! On n’a pas osé trop s’approcher (les pancartes recommandent 10m) car ils peuvent attaquer.

Le climat est frais, mais les paysages et les couleurs (d’automne déjà) sont sublimes…

On a suivi la côte sud de l’île, très sauvage pour rejoindre Te Anau et les Milford Sound.

Ces fjords résultent de la fonte des glaces et du recul des glaciers. Les falaises y sont abruptes, les vallées suspendues et les cascades spectaculaires.

La route depuis Te Anau est très jolie mais sans être chauvin, elle n’a rien à envier à notre belle Savoie. Yaël a même dit: «oh, on dirait l’Arclusaz» ! Ca vaut bien le coup d’aller à l’autre bout du monde 😏 !

de Te Anau à Milford (1)

Par contre, les fjords que l’on a visités en bateau étaient impressionnants. Il fallait juste arriver à occulter les centaines de touristes qui nous entouraient.

Depuis une semaine, on a de la chance, on a du soleil mais vu les températures (entre 10 et 15 degrés l’am), on apprécie bien les campings aménagés avec douche chaude, cuisine et salle à manger où les filles comme nous pouvons faire des rencontres sympathiques.